Panser le végétal

Projet mené avec Lise Tharreau

Dans la lignée de nos interrogations sur l'écriture et le dessin, nous nous sommes questionnées sur la fragilité, l'autonomie et la pérennité de l'organique : couleur, souplesse et résistance

Porteuses d’un intérêt sur la ligature, le travail de la ligne et l’assemblage, nous greffons une à une les branches dénudées avec d'autres. En cas d'échec, la ramification se fait avec l'aide d'objets "industriels", façonnés par l'homme (ruban adhésif, aluminium, fil de fer)

Fixé au sol et plafond, tour à tour, nous tentons de tendre le végétal dans le maximum de sa résistance

Cette expérience fut réalisée dans deux lieux différents : un white cube aux épaisses colonnes blanches. Et un manoir humide au sol en terre friable. L'automne et l'hiver nous ont amenées à engager de nouvelles réflexions
et de nouveaux rapports à cette matière nature, sans cesse mouvante, qui nous a souvent échappées